Comment obtenir des
restrictions à la conduite des bateaux sur mon
lac?
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Lorsqu'une
association désire se prévaloir des dispositions du
Règlement sur les restrictions à la
conduite des bateaux (de juridiction
fédérale), elle doit, en tout premier lieu,
déterminer le genre de restrictions qui
rencontreraient les voeux de la majorité des
villégiateurs et elle adopte une résolution dans ce
sens lors d'une Assemblée générale. Elle formule
ensuite une requête formelle auprès de la
municipalité qui verra à soumettre la proposition
de l'association à la consultation publique. La
procédure doit se répéter pour chaque lac, car le
règlement peut être différent d'un lac à l'autre.
IMPORTANT!
Dans le cadre du Règlement
sur les restrictions à la conduite des bateaux
(édicté en vertu de la Loi sur la
marine marchande) le ministère
responsable de l'application du règlement a
confié l'application des procédures
administratives aux provinces. Au Québec, c'est
le ministère des Affaires municipales
qui administre les procédures de consultation et
qui transmet les requêtes des associations au
gouvernement fédéral.
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Les consultations officielles sont
obligatoirement faites par les municipalités.
L'assemblée publique de consultation doit être
annoncée par avis public, au moins 15 jours avant la
tenue de l'assemblée. S'il existe un accès public en
bordure du lac, le ministère des Affaires municipales
exige que la consultation se fasse auprès de tous les
résidents de la municipalité. C'est seulement dans les
cas où il n'existe pas d'accès public que la
consultation se fait auprès des villégiateurs du lac
seulement. Dans un cas comme dans l'autre, si l'on veut
être certain de rejoindre tous les villégiateurs, il
est important de s'assurer que la consultation se fasse
durant la période estivale. Il y a encore des
municipalités au Québec qui ne comprennent pas ça. À
vous de leur faire comprendre. Surveillez vos intérêts!
ATTENTION!
Il y a un autre point à surveiller:
celui de la majorité des voix requise. Il y a
quelques années, le ministère des Affaires
municipales exigeait les 2/3 des voix pour une
majorité claire. Face aux protestations de
la FAPEL qui croyait qu'il en mettait un peu
trop, le ministère a tout simplement décidé de
finasser en ne mentionnant plus le nombre de voix
requis pour une majorité claire dans sa
documentation. Mais si vous appelez au
ministère, on vous dira qu'on préfère obtenir
un consensus. Or, un consensus c'est pire encore:
c'est l'accord parfait: 100 p. cent des voix.
Nous sommes loin de la position de la FAPEL qui
réclame une majorité simple, c'est-à-dire 50
p. cent des voix plus un. Voici l'argument que la
FAPEL a servi au ministre des Affaires
municipales au moment de faire ses
représentations:
...si, comme vous le dites si bien
monsieur le Ministre, on peut détruire un pays
(le Canada) avec une majorité simple de 50 p.
cent des voix plus un, ne croyez-vous pas que la
même majorité devrait suffire à adopter des
restrictions à la conduite des bateaux sur un
lac?
Le Ministre n'a jamais donné de
réponse claire, préférant maintenir l'état de
confusion qui lui permet de continuer d'agir
arbitrairement. Il se peut donc que vous vous
fassiez jouer un vilain tour par le ministère
des Affaires municipales. Il pourrait très bien
refuser de considérer comme suffisante la
majorité obtenue lors de votre consultation.
Vous seriez bien avisés de surveiller vos
intérêts de très près sur ce point et de
prévoir les coups en demandant à votre
municipalité, avant la consultation, de vous
informer par écrit de ce qu'elle considère
comme une majorité claire.
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QUE FAIRE QUAND IL Y
A PLUSIEURS MUNICIPALITÉS EN BORDURE D'UN LAC
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Là où les choses se compliquent c'est quand
il existe plusieurs municipalités. Les consultations
doivent alors avoir lieu, selon la même procédure, dans
toutes les municipalités riveraines. Si l'autre (ou les
autres) municipalité refuse de bouger, continuez les
démarches auprès de la municipalité qui collabore. Il
y aura un secteur du lac qui ne sera pas couvert, bien
sûr, mais tant pis, ce n'est que partie remise. Que
cette difficulté ne vous empêche pas surtout pas d'agir
et de mobiliser les villégiateurs de chacune des
municipalités! Le temps joue toujours en faveur des gens
tenaces. Ne démordez pas!
QUE FAIRE LORSQU'UN
LAC COMMUNIQUE AVEC D'AUTRES LACS
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Si votre lac communique avec d'autres lacs,
c'est encore plus compliqué. Si vous pouvez naviguer de
votre lac à d'autres plans d'eau situés dans d'autres
municipalités, votre municipalité devra transmettre une
copie de l'avis d'assemblée publique de consultation à
ces municipalités ainsi qu'à la MRC. Pourquoi? Parce
que les restrictions prévues ne doivent pas empêcher la
libre circulation navigation des usagers
sur ces plans d'eau.
QUE SE PASSE-T-IL
APRÈS LA CONSULTATION?
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Si la consultation donne les résultats
escomptés, la municipalité adopte une résolution
qu'elle doit transmettre au ministre des Affaires
municipales, au plus tard le 1er septembre de chaque
année. Il est donc important que vous amorciez vos
démarches dès le printemps, si vous tenez à ce que
votre lac soit sur la liste que le ministre des Affaires
municipales transmettra au gouvernement fédéral. Le
ministère des Affaires municipales est le seul autorisé
à transmettre les résolutions des municipalités au
gouvernement fédéral qui approuve les restrictions par
décret du Gouverneur général en conseil. Ces
restrictions font ensuite lobjet dune
publication dans la Gazette du Canada, partie II, le
printemps suivant.
Enfin, lors de l'entrée en vigueur des
restrictions, les municipalités doivent en informer les
citoyens adéquatement en installant des écriteaux,
selon l'interdiction ou la restriction qui est prescrite,
lac par lac. Mais pas n'importe quels écriteaux! Seuls
les écriteaux conformes au Règlement sur les
restrictions à la conduite des bateaux sont
autorisés, et ils doivent porter la mention GARDE CÔTIÈRE CANADIENNE. Vous feriez bien de vous assurer que vos
écriteaux sont conformes!
QUI S'OCCUPE DE LA
MISE EN FORCE?
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Le ministre des Affaires municipales s'en
remet aux municipalités qui doivent lui faire connaître
l'autorité locale qui sera chargée de faire respecter
les restrictions. La législation prévoit qu'un agent de
la paix peut diriger ou interdire les mouvements de
bateaux afin d'assurer la sécurité. Une entente
récente entre le ministère des Affaires municipales et
Transports Canada autoriserait l'inspecteur municipal à
appliquer le règlement dans les municipalités sans
service de police. Il est bon de souligner que les
municipalités et le ministère des Affaires municipales
ne font pas de zèle en la matière. On se renvoie la
balle ou on réfère tout simplement les citoyens à la
Sûreté du Québec. Autant dire qu'on les envoie au
diable! Quant à la Garde côtière canadienne,
elle ne s'occupe pas des lacs de villégiature et n'a pas
l'intention de le faire. La position de la FAPEL, c'est
qu'il appartient au service municipale de police, ou à
l'inspecteur municipal de mettre les restrictions en
force. Attendez-vous à une dure bataille quand le moment
sera venu de faire appliquer les restrictions. Armez-vous
de courage et de ténacité, mais dites-vous bien que le
contrôle des nuisances dues aux bateaux et motomarines
ne sera jamais efficace s'il dépend d'une administration
supérieure. C'est d'autant plus important que, depuis
l'adoption de la Loi sur les contraventions, les
officiers responsables peuvent maintenant émettre des
billets d'infractions directement aux contrevenants,
comme c'est le cas pour les voitures sur la route.
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